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| | | DEBAT : Castration chimique, l'état des lieux | |
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| La castration chimique ? | | Pour | | 0% | [ 0 ] | | contre | | 100% | [ 2 ] |
| | Total des votes : 2 | | |
| | Auteur | Message |
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Sybelline Fondatrice



 | Sujet: DEBAT : Castration chimique, l'état des lieux Ven 2 Oct - 20:16 | |
| | Citation: | Après le meurtre de la joggeuse, le débat politique se cristallise autour de la castration chimique, présentée par certains comme le remède miracle aux agressions sexuelles. Qu'en est-il en réalité ?
L'homicide de Marie-Christine Hodeau et l'arrestation de son meurtrier présumé, déjà condamné pour le viol et l'enlèvement d'une adolescente en 2002, a relancé le débat sur le suivi des délinquants sexuels. Avec au coeur des discussions, la question de la castration chimique, brandie par certains politiques comme une réponse au problème de la délinquance sexuelle.
Au delà du débat binaire «pour ou contre» la castration chimique, plusieurs questions se posent. La castration chimique est-elle déjà appliquée en France? Est-elle indiquée pour tous les délinquants sexuels ? Ce médicament guérit-il ? Prévient-il les agressions sexuelles ? Peut-on contraindre une personne à suivre ces traitements ? Les réponses, point par point.
La castration chimique, c'est quoi au juste ? C'est un traitement hormonal qui réduit la production de testostérone et diminue de fait la libido. Le traitement n'empêche pas les rapports sexuels mais les rendent beaucoup moins fréquents. Il réduit surtout les pulsions sexuelles. «Le traitement en lui-même existe depuis 20 ans, on l'utilise pour soigner diverses pathologies comme le cancer de la prostate ou des problèmes d'acné. Depuis peu, il existe un encadrement légal pour prescrire ce médicament à des délinquants sexuels», explique le docteur Sophie Baron-Laforet, psychiatre et vice-présidente de l'association pour la recherche et le traitement des auteurs d'agressions sexuelles.
Contrairement à la castration chirurgicale, la castration chimique n'est pas irréversible. Il s'agit d'un traitement prescrit par un médecin, comprenant des comprimés à avaler chaque jour et une injection (tous les mois ou trois mois selon le médicament). Il s'accompagne toujours d'un encadrement social important et notamment psychologique.
Dans quelles conditions ce traitement est utilisé pour les délinquants sexuels ? C'est la loi Clément de 2005 qui a ouvert la porte à ces traitements hormonaux dans le cadre des agressions sexuelles. Attention, le juge ne peut en aucun cas ordonner la castration chimique d'un détenu. Il s'agit là d'un traitement médical qui relève de la compétence des médecins. «Il faut bien comprendre que l'on est là sur le terrain médical, insiste Guillaume Didier, le porte-parole du ministère de la Justice. Le juge ordonne l'injonction de soin. A charge ensuite à l'équipe médicale de déterminer si la castration chimique est appropriée ou pas selon les cas, et de soumettre le traitement au patient.»
Plusieurs conséquences en découlent :
- La prescription du traitement est soumise au secret médical. «On ne peut donc pas savoir combien de personnes suivent de tels traitements», ajoute la Chancellerie.
- Un médecin ne peut en aucun cas forcer un patient à se soigner, «c'est contraire à la déontologie médicale et à la convention internationale des droits de l'homme», souligne le ministère. La castration chimique repose donc sur le principe consentement du patient.
Faut-il une nouvelle loi ? «A chaque nouvelle affaire impliquant un récidiviste, on nous sort une nouvelle loi», pestait hier Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats (tendance droite), résumant une critique largement répandue parmi les acteurs de terrain, qu'ils soient médecins, gardiens de prison, juges ou avocats.
Ne dérogeant pas à la règle, la garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie a donc annoncé dès hier soir qu'elle souhaitait faire une proposition «dans le cadre de la loi qui sera déposée avant fin octobre» pour «renforcer les mesures de castration chimique». Il faut «que la personne, qui doit être volontaire (à la castration chimique, ndlr), n'ait pas ensuite la possibilité d'y renoncer, sauf à retourner en prison».
L'efficacité de la castration chimique est-elle prouvée ? Le débat politique se cristallise aujourd'hui sur la question du consentement, écartant de fait la question de l'efficacité de tels traitements, pourtant loin d'être tranchée.
Au ministère de la Justice, on concède volontiers que «la castration chimique n'est pas la panacée. Si la prise d'un simple médicament permettait à un pédophile multirécidiviste de redevenir un patient normal, ça se saurait».
Irritée par cette polémique dictée par l'émotionnel, la psychiatre Sophie Baron-Laforet, considère que le débat doit se situer sur un autre terrain. «Le consentement, ça se travaille. C'est notre travail de médecin. Quand on annonce à un diabétique un traitement lourd à l'insuline, il n'est souvent pas d'accord d'emblée. Pourtant, on le convainc avec des arguments médicaux. On pourrait faire pareil avec les traitements sur les pulsions sexuelles... A condition d'avoir des arguments médicaux !»
Elle ne cesse de le répéter, «nous manquons d'études scientifiques sur l'efficacité de ces traitements pour réduire les agressions sexuelles. Il faut soutenir la recherche clinique sur ce terrain là».
Ce traitement guérit-il des troubles sexuels? «Aujourd'hui, on ne peut tout simplement pas répondre, se désole le docteur Baron-Laforet. De la même manière, combien de temps doit-on prescrire ce traitement à nos patients: 6 mois, un an, toute une vie ? On ne sait pas. Je le répète, on manque d'informations.»
Quand bien même l'efficacité de la castration chimique serait prouvée, ce traitement serait inadapté pour la grande majorité des patients, à en croire les spécialistes. «On pense que seuls 15% des personnes ayant des comportements désappropriés avec les mineurs, pourraient bénéficier de ces traitements», indique Sophie Baron-Laforet.
Enfin, reste cette question de fond, et pourtant essentielle: La délinquance sexuelle est-elle un problème de sexualité ou de violence? En agissant contre les pulsions sexuelles, empêchera-t-on les agressions? |
http://www.liberation.fr
Mon avis : Contre Dans le fait que la vigilance vis a vis de certains delinquants sexuels serait alors peut etre moins grande, qui dit qu'ils prendront leur traitement ? |
|  | | Freddy Droits de modération



 | Sujet: Re: DEBAT : Castration chimique, l'état des lieux Sam 3 Oct - 8:43 | |
| J'ai votée contre car je ne penses que c'est rendre service aux délinquants sexuelles......c'est trop facile Ce qu'ils faudrait c'est les laisser en prison le temps de leur condamnation et non leur faire une remise de peine....... Freddy |
|  | | Sybelline Fondatrice



 | Sujet: Re: DEBAT : Castration chimique, l'état des lieux Sam 3 Oct - 8:51 | |
| | Citation: | Le suspect arrêté avoue avoir tué la joggeuse NOUVELOBS.COM | 01.10.2009 |
L'homme a reconnu avoir kidnappé la femme de 42 ans. Le corps de la victime a été retrouvé un peu plus tard près de Boissy-aux-Cailles.
La jeune femme de 42 ans assassinée (DR-Gendarmerie nationale) L'homme de 47 ans soupçonné d'avoir enlevé une femme de 42 ans lundi dans la forêt de Fontainebleau a reconnu, mercredi 30 septembre, avoir tué la victime, donnant des indications sur la localisation supposée du corps. Le corps a été retrouvé en début de soirée près de Boissy-aux-Cailles. L'avocat du suspect, Me Laurent Caruso, a révélé le premier à la presse que l'homme "a fini par dire ce que tout le monde attendait". Le suspect a reconnu devant le juge d'instruction être "l'auteur des faits. Il a reconnu avoir enlevé" Marie-Christine Hodeau, 42 ans. A la question de savoir s'il avait reconnu l'avoir tuée, il a répondu "oui, tout à fait, il l'a reconnu", ajoutant que l'homme était resté "assez flou" sur les moyens employés.
Des précisions sur le lieu du corps Une source judiciaire a expliqué à l'AFP que le suspect avait "dit au magistrat instructeur où se trouvait le corps". Ni cette source ni l'avocat n'ont souhaité préciser ce lieu. Mais "des vérifications sont en cours", a-t-on expliqué de source judiciaire, qui orientaient en début de soirée les recherches de quelques 200 gendarmes dans une zone précise, sur les indications de l'homme. Selon Me Caruso, celui-ci "n'a toujours pas donné d'explication, il ne comprend pas lui-même ce qui l'a poussé à faire cela (...) Il n'y a aucune explication logique à son geste", a poursuivi l'avocat. "On n'a pas parlé d'agression sexuelle", a ajouté Me Caruso, expliquant que son client avait rencontré la victime par un "total hasard". "On est en face de quelqu'un qui a visiblement (...) été sous le coup d'une pulsion", a-t-il ajouté. Au terme de 48 heures de garde à vue, le suspect a été mis en examen pour enlèvement et séquestration. Si l'homicide était confirmé, il appartiendrait au procureur de prendre un réquisitoire supplétif pour qu'il soit poursuivi pour meurtre, a précisé Me Caruso. Son client n'était toujours pas passé devant le juge des libertés et de la détention (JLD) peu avant 18H30. Il devrait être placé en détention provisoire.
ADN retrouvé sur le suspect L'ADN de la victime a été retrouvé sur la main gauche du suspect, selon une source judiciaire, alors que dans une premier temps l'homme avait nié toute implication.. Peu après son enlèvement, la jeune femme avait réussi à joindre les gendarmes, lundi à 09H10, depuis le coffre de la voiture habituellement utilisée par le suspect, expliquant qu'elle venait d'être enlevée par un homme armé d'un couteau.
Un témoin qui connaissait le suspect l'a aperçu vers 8h30 au volant de la voiture, dont le signalement a été donné par la joggeuse, dans une rue devant un magasin Intermarché d'Oncy-sur-Ecole (Essonne), commune voisine de Milly-la-Forêt. Le lieu de l'enlèvement se trouve à proximité de ce magasin, dont les caméras de vidéosurveillance ont permis de confirmer la présence de la Peugeot 106, selon la même source.
Déjà condamné Le véhicule avait été localisé par hélicoptère vers 10h45 par les gendarmes dans la cour de la propriété d'Echilleuses (Loiret) dont le suspect est le gardien. La voiture était vide, le moteur encore chaud, et le suspect ne se trouvait pas à la résidence. Il s'y est rendu après avoir été contacté par l'intermédiaire de sa femme, et est arrivé à bord de sa voiture personnelle. C'est alors que le couple a été interpellé en placé en garde à vue. L'épouse du suspect a été libérée mardi après-midi.
Ce dernier avait été condamné en 2002 à 11 ans de réclusion criminelle pour le viol et l'enlèvement d'une adolescente de 13 ans, mais avait bénéficié d'une libération conditionnelle en 2007, assortie de strictes mesures de contrôles, avait expliqué mardi le procureur d'Evry Jean-François Pascal.
Malgré cela, le violeur s'était réinstallé à Echilleuses, où vivent les parents de sa victime. Cette dernière, qui étudie maintenant à Tours, vivait "dans la peur depuis sa libération", a confié au Parisien son père. |
(Nouvelobs.com avec AFP) |
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