Sybelline Fondatrice •*´¯`*.


 | Sujet: Gérer ses conflits avec succès Jeu 20 Mai - 20:09 | |
| DOSSIER http://www.linternaute.comParfois, on s'emporte plus que de raison, que ce soit de sa faute ou pas. Voici quelques règles à garder en tête pour gérer avec tact et diplomatie les situations conflictuelles. Quand nous n'arrivons pas à avoir ce que l'on désire, quand des obstacles se dressent sur notre passage, quand quelqu'un nous met un bâton dans les roues... | Citation: | La colère, qu'est-ce que c'est au juste ?
Selon le Larousse, la colère est un "état violent et passager résultant du sentiment d'avoir été agressé ou offensé". Les raisons d'être frustré au quotidien sont nombreuses. La frustration nait d'un sentiment d'injustice, d'insatisfaction. Et elle donne lieu à d'autres sentiments comme la déception, la colère, la jalousie ou encore l'agressivité.
Pourquoi répondre à la frustration par la colère ? Parce que, naturellement, on met en place une réaction de défense. La colère est l'une de six émotions fondamentales avec la joie, la tristesse, la surprise, la peur et le dégoût. Elle traduit la volonté de faire respecter nos droits.
Physiquement, elle se traduit par une production accrue d'adrénaline, une augmentation de la pression artérielle et du rythme cardiaque, une respiration rapide et quelques contractions des muscles (sur le visage, le cou par exemple) plus ou moins visibles.
A chacun sa colère : elle peut être noire, bleue, froide, muette, ravalée, etc. La colère ravalée d'ailleurs peut être un motif de dépression puisque la personne contient en elle une rage et des frustrations qui ne s'expriment pas. A force de prendre sur soi, la colère peut vous miner et mener à un état dépressif sur le long terme.
La colère peut avoir divers degrés, on peut être simplement mécontent, ou agacé ou alors vert de rage. Et là, survient l'envie de tout détruire, de crier plus fort que tout le monde, etc.
Disproportionnée et explosive, elle engendre du mauvais stress, de la violence, des incivilités... Les pensées et les mots dépassent souvent les intentions. Gare aux dommages collatéraux ! |
| Citation: | Dans la colère, il y a du bon et du mauvais
La colère, n'en déplaise à certains, c'est comme tout dans la vie, il y a des avantages et des inconvénients.
Inconvénients Les colères, surtout si elles sont fortes, affectent l'entourage, notamment lorqu'on travaille en open-space.
Les altercations violentes nuisent durablement aux relations. Comment s'enquérir des nouvelles d'une personne après lui avoir parlé comme à du "poisson pourri" ?
Il n'est pas très bien vu d'être colérique à l'excès.
Parfois, les coups de colère tombent sur la mauvaise personne...
L'impulsivité, un des propres de la colère, pousse à ne pas réfléchir à ce que l'on dit ou ce que l'on fait... Et que l'on peut regretter amèrement une fois que l'on a retrouvé son calme.
Avantages Ca fait quand même du bien de dévider toute cette rage en nous, de nous défouler !
Tout garder enfoui ne peut pas être bon et peut conduire à des états bien plus graves que lors d'une colère passagère.
Ca montre à nos amis et collègues que nous ne sommes pas que des bonnes poires, prêtes à tout accepter.
Mais heureusement, ou hélas, nous vivons en communauté et devons parfois brider nos émotions et nos sentiments pour que ça se passe de la meilleure manière possible. Impossible de tout le temps laisser libre cours à nos états d'âme. Il est tout aussi impossible de toujours les réprimer, évidemment. Nos amis, conjoints, famille et consorts nous apprécient et nous acceptent avec nos qualités et nos défauts. Mais nos collègues, eux, n'ont rien choisi du tout ! Si vous travaillez en open-space, organisation qui a tendance à se généraliser, les relations quotidiennes peuvent être d'autant plus difficiles à gérer. Le tout est de pouvoir gérer nos débordements et d'en tirer le meilleur.
Rester maître de soi Seulement voilà : on a beau faire tous les efforts du monde pour être aussi lisse que possible, ça n'est pas le cas de tout le monde. Entre votre collègue incompétent qui rechigne à la tâche et votre ami un peu éméché qui ruine votre dîner, pas toujours évident de garder son sang-froid. Et pourtant...
Retenue, respect, cordialité, patience, remise en question, devraient s'imposer à vous dès que se fait sentir l'envie de répondre à une agression par une agression.
Dans la gestion des conflits, faire le premier pas, ça veut dire qu'il faut accepter de baisser sa garde en premier lieu. |
| Citation: | Développer son empathie
Les conflits, il y en a de toutes sortes. Tout d'abord, il faut savoir différencier les conflits au travail de ceux de la maison. Trop de personnes ont par exemple trop tendance à emmener au travail leurs soucis conjugaux et/ou familiaux et vice-versa. Alors premier conseil, laissez vos problèmes là où ils sont ! Pas la peine d'ennuyer votre conjoint avec vos déboires socio-professionnels. Pas la peine non plus de rabâcher les oreilles de vos collègues avec vos problèmes de couple. Par ailleurs, cela vous évitera d'avoir à subir des attaques personnelles dans un cadre professionnel, ce qui est très déstabilisant et blessant.
Exemple : quelqu'un vous attaque sur votre travail : "Le rapport que vous m'avez envoyé est truffé d'erreurs et n'a pas été envoyé à temps".
Vous brûlez d'envie de répondre "Tu n'avais qu'à envoyer la demande plus tôt et me laisser plus de temps pour faire mon travail correctement ", éventuellement assorti à un gentil nom d'oiseau. Mais vous savez que vous ne pouvez pas. Pas question pour autant de vous laisser faire car faire fi de votre colère, c'est renier votre travail et ravaler votre fierté. Alors tentez de contrôler votre envie d'argumenter et essayez de deviner ce que vit la personne en face de vous et quels sont ses besoins. Ainsi, vous pouvez lui répondre : "Vous savez, je fais mon travail du mieux que je peux. Et il est possible que je n'arrive pas à appréhender les contraintes de temps et les responsabilités qui sont les vôtres." Même si vous n'avez pas pu dire tout ce qui vous tient à cœur, au moins, cela vous aura permis de désamorcer un conflit naissant. En effet, votre interlocuteur (à moins qu'il ne soit vraiment buté et insensible) sera sensible à votre démarche et aura la sensation d'être compris. C'est de l'empathie. Vous pouvez donc continuer à échanger de manière constructive sans que cela ne dégénère |
| Citation: | C'est pas ma faute !
Que ce soit à cause d'un rapport mal ficelé, de relations un peu tendues dans votre couple, de mauvaise humeur, les raisons de transformer une simple conversation en une dispute mémorable sont déclinables à l'infini. Mais il existe des " types" de conflit et en déterminer la cause apporte déjà en soi un élément de réponse pour le régler.
Conflit de caractère : plus connu sous le terme d'incompatibilité d'humeur... Eh oui, si on ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas non plus ses collègues ! Faire coexister sur un même espace de travail différentes personnalités, avec des perceptions du travail et de la vie différentes, ça entraîne nécessairement (ou pas !) quelques frictions...
Conflit d'intérêt : vous et Sophie travaillez sur les mêmes tâches. Vous savez (et elle sait), que votre avancement dépend de la qualité du travail fourni. Du coup, vous travaillez toutes les deux d'arrache-pied pour donner le meilleur de vous-même... Et pour que le supérieur le remarque. Et donc, Sophie prend un malin plaisir à vous descendre dès qu'elle en a l'occasion. Pour vous chiper la place, évidemment.
Conflit de pouvoir : vous et Sandrine travaillez sur des postes différents mais connexes. Votre travail dépend du sien et vice-versa. Et quand vous expliquez au N-1 ce qu'il faut faire, Sandrine lui dit le contraire. Chacune d'entre vous essaie d'asseoir son autorité et son pouvoir sur le N-1... Et là, ça peut déraper aussi bien avec le N-1 qu'avec Sandrine...
Ainsi, tâchez d'identifiez le type de conflit auquel vous avez à faire. Cela vous aidera dans un premier temps à objectiver la situation et à trouver le meilleur registre sur lequel jouer. |
| Citation: | De l'art de dialoguer
Construire un dialogue constructif et argumenté n'est pas à la portée de tout le monde. Soit. Rien ne vous empêche de donner le la pour que l'orchestre s'ajuste à votre mesure !
Un dialogue calme et posé vaut mieux que de crier et se fatiguer... © Getty Images En théorie et à tête reposée, cela semble jouable. Mais y arriver lors d'un conflit, c'est une autre paire de manches. Pour cela, il faut d'abord savoir de quoi on parle. En effet, il faut distinguer les faits, les opinions, les sentiments. Sans ça, vous risquez de vous perdre dans des joutes oratoires stupides et stériles.
Pour rappel :
Un fait est une affirmation, une information vérifiable, une réalité. Il ne se conteste pas.
Une opinion est un jugement personnel, une appréciation. C'est loin d'être une vérité puisque c'est fondamentalement subjectif.
Un sentiment est une impression, à peine une sensation. C'est comme une intuition.
Gardez cela en tête et, surtout, rappelez-vous bien qu'il vaut mieux baser votre dialogue sur des faits plutôt que sur le reste. Comme vous n'êtes pas un robot, il est certain que vous pourrez difficilement vous défaire du côté sentimental et subjectif de l'affaire. Appuyez-vous sur le registre émotionnel uniquement en soutien de vos faits, n'en faites pas des arguments, sinon, c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres. Il ne s'agit pas d'abandonner ce qui fait ce que vous êtes, mais plutôt d'en mesurer la portée et l'utilité. |
| Citation: | Je suis, tu es, il est colérique...
Tout le monde peut être en colère et entrer en conflit, c'est normal. Mais certaines personnes ont une fâcheuse tendance à sortir de leurs gonds à la moindre contrariété. Ca peut être vous... Ou la personne en face de vous. Heureusement que chaque problème a sa solution, ouf !
>>> Vous êtes colérique La première des choses est de reconnaître vos torts. Pas sur le coup, à chaud, mais de manière générale. On vous dit que vous vous énervez pour un rien, que vous êtes du genre sanguin. Reconnaissez donc que vous êtes colérique ! Ca n'a jamais tué personne ! Dans ce cas, il peut être judicieux d'entamer un travail sur soi, c'est-à-dire accepter sa nature colérique et se remettre en cause. Mieux vaut prévenir que guérir n'est-ce pas ? Alors essayez d'anticiper vos colères en travaillant à froid dessus. Par exemple, tentez de déterminer les éléments déclencheurs, les problèmes récurrents auxquels vous avez à faire face. Au besoin, n'hésitez pas à vous faire aider par un professionnel. D'un point de vue pratique, si vous sentez la colère monter en vous de manière inexorable, faites comprendre à votre interlocuteur qu'il vaut mieux remettre la discussion à plus tard. Sortez de la pièce, isolez-vous, buvez un verre d'eau et marchez. Et reprenez la discussion à tête reposée. En plus, cela vous aura permis de réfléchir posément à la situation et à trouver le bon angle pour aborder le sujet qui fâche. C'est tout bénéf !
>>> Il/Elle est colérique Là, c'est plus compliqué. Pour peu que vous soyez un peu soupe au lait, la rencontre devient explosive. Un simple malentendu ou une blague mal interprétée peuvent tourner au cauchemar. Pour ce qui vous concerne, reportez-vous à ce qui est mentionné ci-dessus. Dans tous les cas, face à une personne colérique, mieux vaut éviter l'escalade et pour ça, il faut tem-pé-rer et rester me-su-ré. Votre interlocuteur vous lance des piques acerbes, vous dénigre, vous attaque d'un point de vue personnel. C'est vil, c'est bas : soit. Ca, vous le savez et lui aussi, il s'en apercevra, n'en doutez pas. Même s'il ne le montrera jamais. Alors plutôt que de rentrer dans son jeu, essayez de lui faire comprendre avec calme et raison qu'il vaut mieux en discuter posément. Reportez la conversation, si besoin est. Attention à ne pas prendre la personne de haut avec une attitude méprisante et insolente ! Cela ne ferait qu'ajouter de l'huile sur le feu.
Si l'ambiance est trop tendue à la maison, proposez à votre conjoint de vous retrouver pour dîner dans un restaurant tranquille. Attention, faire une scène en public n'est pas la meilleure chose à faire non plus. Mais le fit d'être ailleurs qu'à la maison peut jouer en votre faveur. En effet, l'environnement joue pour beaucoup dans nos émotions. Proposez-lui un verre d'eau, un café. Bref : apaisez autant que faire se peut sa colère. Si ça ne marche toujours pas et qu'elle reste sur un registre agressif, autant dire que la discussion aura de fortes chances d'être stérile. Dans tous les cas, n'oubliez pas de vous forcer à rester calme et maître de vos émotions. C'est un effort de chaque instant. Plus facile à dire qu'à faire, soit, mais qui a dit que c'était facile ? |
______________________________________________  Maman de Lucie (05.05.03) et d'Emma (13.10.10) "Certains rendent ma vie meilleure en y entrant. D'autres en y sortant." |
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